Photo par Volodymyr RASNER, Le Jour LES COMPÉTITEURS ONT FAIT PREUVE D'UNE MATURITÉ ALLANT AU DELÀ DE LEURS JEUNES ANNÉES |
L'autodéfense sans armes (Sambo, dans son acronyme russe) est un sport encore quelque peu méconnu en Ukraine mais néanmoins honoré et respecté. D'ailleurs, si l'on prend en compte les victoires significatives des concurrents ukrainiens, ce sport mérite amplement l'appellation nationale : 612 médailles ont été remportées après l'indépendance dans les plus grands tournois internationaux. Nos compatriotes se positionnent désormais en seconde position dans la hiérarchie mondiale. Dans quel autre sport (et même en dehors) peut-on trouver d'aussi convaincants et brillants résultats ? Prenant certainement la mesure de ce succès constant, le Président du comité Olympique ukrainien, Ivan Fedorenko, a inclus le Sambo dans le groupe des priorités Olympiques de premier ordre, ce qui facilite grandement la vie de la fédération ukrainienne de Sambo.
La constitution d'une réserve solide est la garantie de futures victoires. Guidé par ce principe indéfectible, la fédération a mis en place un championnat ukrainien de Sambo pour les jeunes nés en 1981-1982. Même en ces temps d'instabilité économique, le complexe sportif du lycée militaire de Bohun, qui organisait le tournoi du 29 au 31 janvier, a accueilli 296 concurrents de 18 oblasts. Avez-vous besoin d' une autre preuve de la nature de masse de ce sport ? Le président de la fédération de Sambo et l'entraîneur en chef de l'équipe nationale Oleksandr Novokhatko ont été satisfaits des résultats de ce tournoi. " Nous avons vu dans la jeune génération une relève émérite pour les champions d'aujourd'hui. Ruslan Lushchykov de Dnipropetrovsk (catégorie moins de 75 kg) et Viktoriya Prydatko d'Horlivka (même catégorie) ont démontré leur vrai potentiel. Une surprise agréable est venue d'Oleksandr Kuteiko (Donetsk). Le championnat a encore une nouvelle fois prouvé que tout se décidait sur le tapis et qu'ainsi personne ne pouvait laisser entendre ou croire qu'il est invincible. Ce sport est connu pour être imprévisible. C'est ce qui le rend beau, parmi tous. "
Les samboïstes n'ont d'ailleurs pas eu le temps de se reposer sur leurs lauriers : dans le cadre des Jeux Sportifs d'été Ukrainiens, plus connus ici sous le nom de Spartakiad, un nouveau championnat a commencé le 4 février. Il est à ce titre symbolique que les lutteurs de Sambo se soient vu confiés l'ouverture d'une compétition si respectée. Le point important n'était pas seulement les succès des samboïstes ukrainiens mais également le fait que sous peu, le 26 avril, la Bulgarie organisera un championnat européen de Sambo auquel prendra part notre groupe national avec dix-neuf autres équipes. Les gagnants du challenge européen seront automatiquement qualifiés pour le championnat du monde en Espagne, prévu assez tard en octobre. Par ailleurs, nos athlètes sont déterminés à combattre les Russes, leurs éternels rivaux (particulièrement sur le tapis !) leaders du sambo du mondial.
Il n'est pas impossible que nous voyions nos samboïstes aux Jeux Olympiques de Salt Lake City de 2004. Sans l'ombre d'un doute, cela aura pour effet d'augmenter le nombre de médailles variées déjà présentes dans la collection de l'équipe ukrainienne dont la progression est arithmétique.