Au km 7 du parcours, les ascensions répétées du piton de sable, ponctuées par des tirs de grenades, entraînent les premiers abandons.

Balles réelles et explosions : le parcours du combattant est impitoyable pour obtenir le béret rouge

Ils sont 61 soldats de métier, tous volontaires. Leur objectif: prouver qu'ils sont des guerriers complets au mental invincible. Casque lourd sur la tête, gilet pare-balles de 18 kilos, kalachnikov chargé à la main, ils commencent par courir 13 km, remontant le courant d'une rivière, escaladant des dunes de sable, s'enfonçant dans des cloaques. Pendant le test de tir qui succède, ils doivent démontrer qu'ils ont su protéger leur arme et qu'ils ont conservé leur efficacité pour abattre un ennemi. Les rescapés franchissent une série d'obstacles enflammés, au milieu d'explosions, de gaz lacrymogènes. Ils descendent en rappel la façade d'un immeuble de 5 étages. Le dernier exercice est le plus redouté. Après une série de katas de karaté, du niveau ceinture noire, ils affrontent leurs instructeurs au cours d'un round de full contact de douze minutes. Une éternité! Au terme de cette journée infernale, 18 candidats seulement ont coiffé le béret rouge et juré fidélité à la caste des spetsnaz.

Ils se sont entraînés six mois pour cette journée d'épreuves. Au km 9, les candidats s'immergent dans un égout qu'ils ne quitteront plus jusqu'à la fin du parcours, 4 km plus loin. L'épreuve finale: après 8 heures d'effort, 12 minutes de full contact. A 4 mètres de hauteur, un pas dans le vide pour atteindre une fenêtre en flammes.